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Messieurs les présentateurs de télévision je vous  présente mes condoléances. Il doit y avoir une épidémie au sein des familles de nos chers présentateurs télés, de BFM à France 2, de la météo au JT, que de morts ! C’est pourquoi chers journalistes, et autres hommes apparaissant  sur le petit écran, je vous présente mes plus sincères condoléances, car cette épidémie ne semble toucher que les hommes. Je sais que nous ne nous connaissons pas, mais vous nous affichez votre deuil chaque jour. Enfin tous ? non une émission d’irréductibles vivants et êtres heureux semble faire face à ces tragédies. Ce matin, regardant Télématin, je me suis aperçu que ce mal inconnu n’avait pas atteint l’émission de monsieur William Lemergie. Aucune cravate noire à l’écran ! Des cravates, sombres et sobres, je ne parle pas du nœud papillon haut en couleur de monsieur Frédéric Gersal, mais pas de syndrome « Post-Lang » ou de pales imitateurs de Monsieur Karl Lagerfeld, offrants une silhouette impeccable, depuis combien de temps déjà ? Ou des héros de Bret Easton Ellis, dans le New-York des « wealthy »…  D’avant le 11 septembre 2001.

Mais peut-être est-il temps de rappeler à messieurs les journalistes que nos  tenues vestimentaires sont comme nos mœurs des codes, lourds de signifiants, et ne pas pratiquer la bonne grammaire vestimentaire c’est comme confondre le sucré et le salé dans une langue étrangère.  Aussi messieurs, les cravates noires se portent aux enterrements, dans les cimetières ou tout autre lieux de sépultures, puis sur votre lieu de travail, avec un costume sombre, mais pas noir, pour signifier au reste du monde, du moins du votre, la douleur qui vous afflige.

Préférez les costumes noirs pour le soir, après 18h, dans un environnement festif, type cocktail ou dîner. Pour une fois l’élégance y régnera et sera appréciée et vous n’aurez aucun regard condescendant, du moins si nous sommes amenés à nous croiser ou si vous croisez une personne au fait des usages ! Ce n’est pas difficile, il en existe encore beaucoup, Dieu en soit remercié, puisque le noir est une « couleur » signant les soirées depuis un décret de Catherine de Médicis, reine de France,  qui avait de nombreuses superstitions et entendait ainsi lutter contre la peste. Mais c’est là encore une autre histoire.

Alors si Monsieur Lagerfeld, et si Monsieur le Ministre, Jack Lang, vivent dans un monde interlope où chacun peut et sait confondre jour et nuit, ce n’est pas le cas de ceux qui quotidiennement travaillent et arborent une cravate noire, longue, fine, épaisse ou courte, il y en existe plusieurs modèles auxquelles s’il était encore parmi nous, ce cher Sigmund consacrerait une thèse, mais en attendant on observe encore des cravates noires régulièrement ! Le message passant n’est pas celui du bon goût, le noir profond d’un « Alverta trans montanus » sur œufs de caille me direz-vous ? Laissons à la cuisine et au chic leur place et dans la tenue vestimentaire, cela signifie absence de gout personnel  et deuil, pour le sujet qui nous préoccupe !

« Noir, Gris, blanc, me disait une connaissance de ce monde interlope, les basics pour ne jamais se tromper, et ne jamais exister ! »

Alors Messieurs les journalistes, les présentateurs de télévisions, je vous adresse avec sincérité mes condoléances.