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Cette semaine il m’est arrivé une aventure. Une fois n’est pas coutume, je vais donc vous parler de moi. Mon « pass Vélib » a disparu. Perdu ou volé peu importe, j’ai déjà découvert la joie des répondeurs automatiques aux formulations aussi abscondes qu’inutiles pour simplement faire opposition… Bref ! Le hic c’est qu’en attendant j’ai retrouvé la joie formidable que l’on observe chez nos congénères qui s’échinent à utiliser la RATP. Et là… des vastes plaines d’incuries de bonnes manières se sont ouvertes à moi. Je ne sais si c’est grâce à ce blog, ou parce que la dernière fois que j’ai pris le métro c’était il y a quelque temps, parce qu’il était très tard et qu’il pleuvait… Par où commencer ? Par ceux qui sur le chemin confondent couloir d’accès à un espace de détente et de flânerie, genre rêverie d’un promeneur solitaire rejouée en pleine heure de pointe ! Et le summum étant atteint dans l’absence complète de conscience de l’autre ? L’autre ? Mais qu’est ce ? Ah oui les autres bipèdes qui m’entourent ? Bah la règle est bien pousse toi de là que j’m’y mette, et puisque j’y suis, j’y reste… Alors le poil s’est hérissé à « bah » ou à « pousse » ?

Bref la règle est simple, garder votre droite, afin de laisser votre gauche libre. Les personnes les plus rapides seront vers le centre du couloir. Si un homme et une femme voyage ensemble, la femme sera côté mur, l’homme côté flux. Non que l’homme soit plus rapide, il devra s’adapter au pas de Madame,, simplement il se place en protecteur contre les vols à l’arraché.

Continuons, dans les escalators, c’est la même chose. Attention à laisser la file de gauche libre. Si vous êtes à deux, oh horreur ! Vous devrez vous séparer le temps de monter ! Mettez vous en file indienne… et je le rappelle c’est l’homme qui passe en premier.

Alors arrivé ensuite le quai… Ah ! Le quai, sa poésie anarchique de valises, les pas réveillés, les têtes en l’air, les pressés qui font trois choses en même temps, excepté une, regarder devant eux… ah oui on pose à nouveau la question fondamentale, L’autre ? C’est quoi ? «  Je est un autre ? »  Il est fou celui qui a écrit cela. Je est moi…

Et le festival atteint son apogée quand le métro est sur le quai et que les portes s’ouvrent. Il s’empare de la foule une espèce de panique collective qui voudrait que le chauffeur ne soit pas capable d’attendre pour fermer les portes. Donc il faut pénétrer coûte que coûte la rame !( D’ailleurs, il n’y a personne la bas pour expliquer aux personnes du bon usages des formules de politesses en milieux urbain ? Je ne sais pas, mois je veux bien aider la RATP a dire correctement les choses ! )

Des personnes qui descendent ? Hein quoi ? Mais arrêtez de nous gonfler avec les autres…

Et oui la règle veut que l’on attende que les personnes soient sorties pour entrer dans la rame et pas avant. Les hommes entrant les premiers, non afin de se jeter sur les strapontins, ou les carrés. Mais afin de préparer le chemin pour les dames qui choisiront de s’assoir ou non. Enfin s’assoir, c’est pareil en pleine heure de pointes vous oubliez votre morceau d’égoïsme, vous n’êtes sûrement pas plus fatigué que l’homme qui a 8h de boulot comme vous, ou plus las que ce dépressif qui ne sourit plus à…  Personne.

Oui je sais je vis dans le monde des bisounours, mais croyez moi vous perdrez moins de temps en attendant que le flux transpirant et mal fagoté des sardines précédentes, sorte, puis que vous entriez plutôt que de créer un magnifique bouchon qui agacera tout le monde. De même quand les personnes se marchent sur les pieds il est commun non pas de regarder ses pieds mais simplement de présenter des excuses.

Alors oui je sais, je suis un utopiste, mais je crie, j’hurle que nini !  Je suis simplement un être humain qui tente de vivre avec autrui. Ah oui c’est vrai c’est une question non de Savoir-Vivre mais de savoir vivre ensemble !