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Après les cailles, les pigeons et le caviar, voici pour aujourd’hui la suite de nos mets délicats à consommer. Aujourd’hui nous parlerons de deux principaux, les huîtres et le homard.

Pour une raison que j’ignore, certains se font des montages à la perspective d’absorber ces deux plats.  En réalité il n’y a rien de plus simple il suffit d’avoir les bons instruments.

Concernant les huîtres en premier lieu, il vous faudra un couteau à huître, une lame courte et renflée à double tranchant à plat, et une gâche large et épatée. Le But étant de vous protéger. Idéalement demandez à votre poissonnier qu’il vous les ouvre. Mais admettons que votre masochisme vous pousse à les ouvrir vous-même, sachez qu’à table les huîtres devront être présentées ouvertes, ce n’est pas aux convives de le faire. Dans certains films, comme dans certains restaurants, il est donné à observer un spectacle étrange de contorsionnistes. Il y a ceux qui ne veulent pas faire tomber de la sauce bordelaise, en portant le coquillage à la bouche, il y a ceux qui tentent d’imbiber leur pain de seigle de l’iode du mollusque… Etrange. Manger des huîtres c’est avant une histoire de couvert. Il vous faut une fourchette à huître ! Courte, à trois dents, les deux extérieurs étant renflés afin de vous permettre de couper l’attache du mollusque dans la coquille.  Vous prendrez un peu de pain, beurré ou non, que vous porterez comme pour le foie gras à la bouche, sans déposer la sauce ou l’huître dessus. Puis vous prendrez votre fourchette que vous porterez à la bouche sans  que vous alliez vers votre fourchette.

Pas plus compliqué. Pensez simplement à une chose, les huîtres doivent être vivant quand vous les consommez, pour vous en rendre compte vous pouvez avec une cuillérée que vous déposerez dessus sans la toucher ni être à 30 cm au dessus de l’huître. Si vous n’avez pas de sauce, prenez du citron. Ne pressez pas le citron sur le mollusque, toutefois,  vous piquerez le dit agrume avec les « dents » de votre fourchette au dessus de votre assiette où se trouve l’animal.

Puis concernant le homard, nombre de clichés sont aussi éculés. Le premier d’entre eux concerne le bavoir que certains demanderaient, avec ou sans chaîne NE SE PORTE PAS ! A moins d’avoir quatre ans ! De même si récemment il est devenu le héros éponyme d’une pièce de théâtre ( Le Livret A ou Pascal aux pinces rouges), quand il est rouge il est cuit , ce n’est pas sa couleur naturelle !

Pour consommer le homard il vous faudra un casse noisette si vous n’avez de quoi casser la coquille, à cela s’ajoute une fourchette  longue et fine, avec eux petites dents. Elle vous permettra si vous cassez correctement les coquilles de récupérez le contenu des pinces entières.

Pour cela, si votre crustacé n’est pas coupé en deux, alors  cassez la coquille au centre, puis écartez la coquille par le centre, et ainsi garder intact la chaire de l’animal. Avec les pinces faites-en de même avec deux pressions, une à la base et une au centre, mais attention en les tenant à la verticale et non à l’horizontale. Idéalement si vous procédé ainsi vous devrez  réussir à sortir entière la chaire des pinces, sans envoyer du jus ou des éclats  dans le décolleté de votre voisine ! Mais faites attention ! Pensez à mesurer votre force, et n’écrasez pas votre animal !

Vous piquerez avec une fourchette la chaire pour la « tremper » dans une mayonnaise ( à la truffe, une merveille ! ) ou dans une autre sauce. Enfin certains affirment qu’en soulevant la coque du thorax vous trouverez de la chaire. Ce thorax se soulève et ne se broies pas.

Dans les deux cas pensez à avoir des rinces-doigts  sur votre table !