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Après une longue série sur les métropolitains parisiens, voici quelques exemples de questions posées concernant le savoir-vivre, chez nos voisins belges.

Récemment j’ai pris le Thalys pour profiter de ce pays si complexe qu’est la Belgique. Il est à la fois si proche et si différent de nous. Dans cette série d’articles, je vous informerai de quelques points, quelques conseils qui vous éviteront quelques déboires.

Le premier ne concerne pas la Belgique en générale, mais un principe. L’adage populaire veut que « certaines choses aillent sans dire, mais que cela aille mieux en les disant ». Et bien ma mésaventure dans le Thalys cette semaine m’a rappelé qu’en matière de savoir-vivre il en allait de même. Ainsi pris dans un train bondé, nous sommes demeurés plusieurs heures, sans informations, eau, ou de quoi nous alimenter, le bar ayant été fermé. Les seuls contacts que nous avions étaient avec les contrôleurs et/ou les chefs de trains. Je dois admettre que leur comportement fut exemplaire. En premier lieu, ils sont demeurés souriants et polis en toute circonstance et n’ont opposé que de la fermeté face aux clients-usagers, les plus mécontents ou tout du moins les plus paniqués. Puis ils ont régulièrement communiqué avec nous. Pour nous informer qu’ils n’arrivaient pas à avoir d’informations, mais au moins ils n’ont pas laissé les passagers, sans aucune nouvelle, ils marquaient ainsi leur présence mais aussi qu’ils maîtrisaient, le peu qu’il leur a été donné à maîtriser. Leur fermeté a été un exemple de savoir-vivre, ils sont demeurés courtois mais unis et bien campés sur leur position. Ils ne l’ont pas confondue avec l’énervement comme beaucoup font ! Ce sont certains passagers qui ont manqué de savoir-vivre…

Les liens avec Usages et Convenances ? Et bien ils ont fait preuve de sang-froid et de savoir-vivre quand les personnes les plus virulentes se sont emportées, ils ont ainsi limité « la casse. » De plus ils ont permis ce faisant de maintenir un climat le plus « agréable » possible compte tenu des circonstances. Enfin ils ont toujours informé, ne serait-ce que factuellement de l’évolution et c’est là une attitude digne. Ainsi quand vous-même vous allez être en retard, ou que vous sentez que quelque chose de négatif arrive, il vaut mieux dire les choses, sans s’expliquer, ni se justifier. Ainsi si vous devez être en retard au restaurant de cinq minutes, et bien pensez à prévenir votre interlocuteur, que vous aurez dix minutes et vous lui ferez la bonne surprise des cinq minutes, plutôt que de le laisser s’impatienter. C’est exactement ce qu’ont fait avec le sourire les membres du personnel naviguant, qui, lâchés par leur direction ou leur centre d’information, ont su communiquer avec nous.

Ainsi souvenez vous en, si les choses vont sans dire, elles vont toujours mieux en les disant !