Étiquettes

, , , , , ,


Continuant mon cycle sur les transports en commun, de retour à Paris cette fois, un point me sauta au visage ! Vous êtes confortablement installé, après avoir bravé la horde des publics entrant et sortant anarchiquement dans la rame. Et là en face de vous, se trouvent deux places de libres et une famille de quatre personnes. Deux parents et deux enfants… La logique voudrait que les parents s’asseyent, et que les enfants demeurent debout… ou alors qu’ils les prennent sur leurs genoux. Mais non, il n’en est rien ! Plus choquant encore sont ces adultes se ruant, bousculant, pour avoir un siège ou un strapontin.  Au-delà de leur avidité quasi compulsive, se jetant littéralement sur les mètres carrés de tissu,  sans jamais se soucier de savoir si un morceau de chewing-gum plus ou moins frais traîne par là, ou pire, si un sans-abri ne se serait pas oublié dessus.  Or quelle surprise de constater que la place si difficilement, salement ? gagnée est offerte à la tête blonde qui les accompagne.

« C’est bien mon petit, non seulement maman te montre comment t’en sortir dans la jungle de l’humanité, mais elle développe tes anticorps ! Ah oui et puis tu verras plus tard on se plaindra de ton manque de galanterie mon enfant, mais tu répondras : ce n’est pas de ma faute, c’est maman qui m’a ainsi éduqué »… CQFD… La galanterie disparaît ? Mais il n’y a pas que cela visiblement ! Peut-être du masochisme aussi, puisqu’une fois délivrée du fardeau braillard qui manifestera son ingratitude pendant les vingt-cinq premières années de sa vie, elle lui laisse sa place… Euh sachez que les personnes qui laissent leur place, c’est pour honorer une personne. Lui marquer du respect. Ainsi les adultes marquent du respect aux enfants ? Soit… Mais la règle voudrait pourtant que les enfants demeurent debout et les aînés s’assoient. Si l’enfant devait être particulièrement fatigué, le parent ou l’adulte référent l’accompagnant, le prendrait sur ses genoux…

La règle me semblait pourtant simple, les plus jeunes laissent la place à leurs aînés, et ce quels qu’ils soient… et non l’inverse… ah oui mais suis-je bête, votre enfant est Roi…