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Certains d’entre vous le savent peut-être je suis allé passer quelques jours en Suède… Comme cela m’arrive parfois, je suis allé à Stockholm. Si cette ville est superbe, ses hôtels en revanche, habitués à un tourisme d’affaires, sont loin d’être à la hauteur, à moins d’appartenir à une chaîne avec des standards fermes, mais insipides.

Je suis descendu dans un hôtel ancien, jouissant d’une confortable réputation. Son ancienneté, me semblait-il, était gage de tradition et de qualité. Il n’en fut rien. L’hôtel Terminus pour ne pas le nommer, était sale, bruyant, et le personnel peu aimable. À leur décharge, je ne sais toujours pas, ce qui relevait de l’abrupte dans les rapports humains de ce pays, du manque de politesse et de correction de la part du personnel.

Je ne prendrai que deux exemples révélateurs.

Le premier est une anecdote qui pourrait être drôle avec le recul. Notez bien le conditionnel. Alors que le SPA était défectueux, ainsi que le distributeur de boissons, classique puisque l’important est de satisfaire la clientèle d’affaires et non les particuliers, j’ai demandé en anglais une boisson à l’hôtesse présente. Venant de me plaindre à elle de la longue liste de ce qui n’allait pas. Une fois mon flot déversé je souhaitais me désaltérer paisiblement… Et bien cette jeune fille au physique peu gracieux, a trouvé le moyen de faire des réflexions sur le client dans la langue vernaculaire… Langue que je pratique. J’ai donc répondu en suédois que je la remerciais de ses remarques et de l’effort que c’était de me servir une boisson… la laissant telle une carpe koï, coite !

L’autre élément fut sur l’hygiène. Alors que je montrais à la tenancière de ce soi-disant 4* l’état de sa chambre, sa réponse me laissa à mon tour pantois : « Mais enfin monsieur nos équipes sont régulièrement primées pour leur efficacité ». Soit ! Tant mieux pour elle. Ainsi ai-je appris que dans l’hôtellerie de Stockholm, un particulier ne payait pas pour une chambre propre et confortable, mais pour l’ego des équipes travaillant dans ces hôtels. Le savoir-vivre aurait été de simplement me répondre : « l’hôtel vous prie de l’excuser pour ce désagrément auquel nous allons remédier… » Et non, certains préfèrent ménager leur égo que de satisfaire le client. Vous me direz que je généralise ? C’est loin d’être ma première expérience dans un hôtel de la capitale scandinave. J’en aurai treize à la douzaine à vous soumettre. Mais après tout cela n’a peut-être qu’un seul but, celui de nous rappeler que l’important n’est pas nécessairement l’expérience hôtelière, mais toutes les joies sincères et superbes que cette ville magnifique a à nous offrir…

Ainsi chers hôteliers, ne présumez jamais des capacités linguistiques de vos clients, et parfois mettez-vous à leurs places, donnant à défaut d’un moment exceptionnel, un peu d’empathie et de sympathie, à un séjour dans une belle ville.

Comme on dit par ici, et par là-bas, sans rancune «och vi ses…»

PS : Je dois par honnêteté, préciser, qu’une partie du séjour, après quatre jours d’aller-retour d’e-mail avec les copies des dits « awards* » s’est terminé par une remise de 30% sur le montant du séjour.

*prix, récompenses