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Alors que la visite de Sa Majesté la Reine Élisabeth II du Royaume-Uni (titulature non exhaustive) s’est achevée, voici quelques remarques, de choses qui me sautèrent aux yeux ! Tout d’abord concernant notre président normal.

Au-delà de ses cravates tordues, dues à un simple nœud au lieu d’un double, tout au long des cérémonies, c’est son port du smoking qui est remarquable. Ayant pris pour modèle Charlie Chaplin, il a non sans humour, comme il en a l’habitude, arboré un smoking qui aurait pu jouer la marseillaise lui à chacun de ses pas. Entre ses manches trop longues ou sa chemise trop courte et de son pantalon beaucoup, mais alors beaucoup trop long, je m’interroge. Que le président ne lise pas, ou ses conseillers, le blog de Julien Scavini, tailleur et chroniqueur, soit ( http://stiff-collar.com/category/pieces-de-dessus/smoking/ ) ! Mais enfin, de là à en faire l’homme orchestre ! Pourquoi le tiers qui lui loua le smoking qu’il portait hier au soir, n’a -t-il pas été capable de prendre les bonnes mesures ? Piti piti pa ! Piti piti pa !

Le problème ? Et bien à une heure où l’économie française n’est pas au beau fixe, Monsieur le Président aurait pu le temps d’une soirée porter l’un des emblèmes du raffinement. Au lieu de cela il rend hommage à un comique qui aurait un pied beau (pied bot ?) ! cf. la photographie du parisien http://www.leparisien.fr/diaporama/en-images-diner-royal-a-l-elysee-240-people-invites-07-06-2014-3904569.php?pic=5#infoBulles1 ). Ou alors sachant Charlot britannique de naissance…

Par ailleurs vous noterez sur cette photographie que le Duc d’Édimbourg, ainsi que Sa Majesté arborent tous deux les ordres français dont ils sont détenteurs ! Alors que Monsieur Hollande n’a rien… À croire qu’encore une fois, une présidence normale, signifie que désormais seuls les étrangers porteront les insignes des ordres de la République. Il est à mettre au crédit de notre Président normal, que depuis que des footballeurs sont fait chevaliers de la Légion d’honneur, au lieu, à la limite, du mérite, on a de quoi avoir honte de porter les insignes de la République. Alors quand même le président ne les porte pas, à l’occasion d’un dîner d’État, cela est, disons significatif. Enfin il est vrai que l’homme normal ne porte pas les insignes qu’il n’a pas… Oups !

De deux choses l’une. Ou ils ont très goujatement oublié un parapluie pour la Reine, a fortiori avec une personne âgée de 88 ans, alors que le brushing de la jeunette d’à-côté semblait plus important. Ou, le parapluie transparent de la reine n’avait pas été prévu, mais dès lors Madame le Maire, il aurait fallu souffrir pour votre invitée de ne pas en avoir vous même !

Je récapitule. Lors d’une soirée en smoking, sur le carton il est souvent écrit cravate noire, votre smoking, il ne devra pas être en accordéon sur vos chevilles, mais il devra casser légèrement sur vos souliers vernis. Vos manches ne devront pas être trop longues, ni trop courtes, mais elles devront laisser passer un centimètre de votre chemise blanche, sans bouton. Si vous portez des décorations, ou vous faîtes comme Monsieur Hollande, rien du tout, ou vous respectez l’usage qui veut le ruban autour du coup de la plus haute distinction, et éventuellement d’autres médailles étrangères en petits formats si un commandeur de ces ordres est présent, sinon cela sera en format réduit la Légion d’honneur si vous ne portez que des ordres français, dont celui-ci. « En costume de soirée, habit civil ou militaire, l’écharpe de Grand Croix se porte sur le gilet dans les cérémonies où le Président de la République, grand maître de l’ordre, est présent. Dans les autres cas, l’écharpe se porte sous le gilet d’habit. Les insignes de format réduit, qui se portent, lors de cérémonies en intérieur, sur le revers gauche du costume civil  (smoking), doivent être la reproduction exacte des insignes réglementaires. » ( Code de la Légion d’honneur et de la Médaille militaire)

Enfin si par hasard l’un de vos invités devait prendre la pluie, ou vous lui proposez un parapluie, ou vous faites comme lui, et contre mauvaise fortune bon cœur, vous acceptez les quelques gouttes qui vous accablent le temps de cheminer à ses côtés !

Si chers lecteurs, vous en êtes arrivés jusque là et que vous avez perçu des erreurs d’orthographe, je vous invite à me les signaler, non par goût de l’arbitraire, mais par respect pour la subjectivité de chacun !