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Alors que je regarde le défilé du 14 juillet, je constate qu’encore une fois ce sont nos politiques actuels qui se distinguent… mais pas par leur élégance. Vous direz que je suis à charge contre la présidence en place.  Mais il faut dire qu’ils sont prétexte à nombre de commentaires et pas si futiles qu’il n’y paraît.

Alors entre Manuel Valls, qui a gardé un je ne sais quoi de petit bourgeois, qui passe son temps à ôter sa veste, en souvenir de ceux qui n’ont pas les moyens d’en froisser une, certainement. Ou, encore qui ne peut s’empêcher face aux caméras et aux dirigeants présents d’ôter un chewing-gum de dessous ses chaussures et de saluer par la suite avec la même main le général en chef des armées françaises. Je fais une superbe et basse révérence.

Son pendant est notre Président, Monsieur F. Hollande qui garde des heures durant sa veste boutonnée entièrement. L’origine de cette interrogation pratique est incertaine. Même si peu d’iconographies nous donnent une idée de ce qui est en jeu. Certains affirment qu’il s’agit du roi Édouard VII d’Angleterre qui ayant un peu d’embonpoint  ne fermait pas ses derniers boutons pour mieux s’asseoir. D’autres pensent qu’il s’agit d’une pratique plus ancienne. Je suis de ceux-là. En observant les tableaux du XVIIe et XVIIIe siècle, on observe dans la tenue masculine une évolution avec un changement dans le gilet. Très long sous Louis XIV, et à mi-cuisse sous Louis XV, ceux dans leurs portraits divers en pieds, vont jusqu’à laisser ouverts quatre à cinq boutons, afin de pouvoir se mouvoir aisément et ainsi de poser leur royal séant sans avoir à se dégrafer. Sous Louis XVI le gilet se fait court, au niveau de la taille, mais là encore on observe le dernier bouton du roi dégrafé, alors que derrière lui un valet est entièrement boutonné. L’explication viendrait donc de la fonction. Il y a ceux qui servent et demeurent debout et ceux qui vont s’asseoir et dégrafent le dernier bouton.

Alors de grâce Monsieur le Président, il faut choisir, ou être le premier de vos valets et servir debout, et ainsi rester boutonné au risque de paraître dans l’iconographie contemporaine, obséquieux, voire guindé ou pire mal à l’aise, ou être le dirigeant qui a été élu et qui peut s’asseoir avec les autres chefs d’État qui vous entourent, et qui eux semblent avoir choisi !

Si chers lecteurs, vous en êtes arrivés jusque là et que vous avez perçu des erreurs d’orthographe, je vous invite à me les signaler, non par goût de l’arbitraire, mais par respect pour la subjectivité de chacun !