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Une fois n’est pas coutume, deux non plus, c’est l’univers du foot et ses sémillants joueurs qui inspire cet article.

En ces temps si apaisés et sereins, où les taxis sont devenus polis et courtois et où tout un chacun respecte les codes du savoir-vivre, mon oreille a heurté une formulation malheureuse faite sur les chaines de télévision par un joueur de foot.

Je pourrais continuer avec ce style ampoulé et ô combien ironique encore longtemps, mais cela n’est ni amusant ni respectueux. Alors que les médias se répandent sur le sort d’un gars qui court en short satiné après un ballon, sans avoir aucune des responsabilités d’un patron du CAC 40, mais en en ayant les rétributions, deux éléments me choquent.

Le premier concerne les primes de 160 000 euros que le PSG attribue à ses joueurs s’ils se sont bien comportés. Enfin bien comportés, qu’écris-je ? S’ils n’ont pas fait de vagues… Il faut bien dire que l’image des joueurs de foot est loin d’être exemplaire, alors que ce qui justifie soit-disant les revenus stratosphériques de ces personnes est censé être la même image.

L’autre élément qui a directement inspiré cet article est la formulation même des excuses de Serge Aurier. En français le verbe « excuser » est réfléchi quand il s’adresse à quelqu’un. Dès lors on ne doit pas dire « Je m’excuse » mais « Je vous prie de m’excuser ».

Pourquoi ? Parce que Je m’excuse revient à s’excuser soit-même et à nier, voire mépriser l’autre qui doit être celui qui décide, ou pas, d’excuser le pénitent. Ainsi Monsieur Aurier, en vous excusant vous-même, vous continuez à exprimer votre mépris et votre rage, en termes certes plus châtiés mais non moins explicites que les insultes proférées. Concernant les insultes je pourrais vous proposer un article de fond, d’autant qu’aucun joueur de foot ne lisant ces pages, je ne craindrais pas de leurs provoquer des entorses cérébrales, qui risqueraient non de les rendre intelligents mais peut-être plus respectueux… enfin cela est une autre histoire tout aussi utopiste que les premiers paragraphes de cet article.

On récapitule pour faire simple, au cas où un joueur de foot passerait par ici :

On ne dit pas : « Je m’excuse » mais « Je vous prie de m’excuser » ou « je vous présente mes excuses »

On ne dit pas non plus, M’sieur-Dame, mais Monsieur ou/et Madame…

On ne dit pas d’insulte, et l’on apprend à lire et à parler…

Si chers lecteurs, vous en êtes arrivés jusque là et que vous avez perçu des erreurs d’orthographe, je vous invite à me les signaler, non par goût de l’arbitraire, mais par respect pour la subjectivité de chacun !