L’Orient-Express ou l’humanité d’un Mythe

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Afin de boucler mon voyage je suis rentré en Orient-Express, et je fus confronté à l’intimité de la déception, à la blessure infantile de l’acceptation des défauts des grands… Bref, l’Orient-Express m’a rappelé qu’il n’y a aucune ontologie du mythe, mais bien une humanité les construisant. (Cet article est un peu long.)

J’avais écris à un ami, qu’il ne fallait pas moins de l’Orient-Express pour quitter Venise, sans éprouver l’arrachement d’un départ d’une ville qui m’est apparue si familière, belle et pourtant si étrangère, en somme si vivante !

Le départ fut celui de l’apprentissage des faiblesses inhérentes à l’homme dans sa solitude. La mienne, celle des autres. En somme ce voyage initiatique m’a permis de faire mes deuils vis à vis d’un monde disparu.

Au moment de la réservation, j’eus les premiers signes d’alerte. L’Orient-Express est propriété du Groupe Belmond, depuis 1982, qui gère donc le Venise Simplon Orient-Express. Ils précisent dès le départ dans le devis que les tarifs sont susceptibles de changer. Bordant ainsi sur le plan légal leur politique. Ainsi en trois jours les tarifs dans mon cas avaient changé (vers la hausse) sans explication. Je n’ai eu que le sentiment de la dimension « gridy » d’un capitalisme outrancier, et me suis dit que si cela se passait ainsi au début, à la fin la facture risquait d’augmenter, puisque demandant la raison de cette inflation, c’est la clause contractuelle, qui m’a été renvoyée (sur ce point cf la réponse en commentaire). Je me suis alors tourné vers leur prestataire, qui n’applique pas cette clause, Trains de Luxe. Or visiblement les deux entités ne communiquent pas entre elle. Arrivé le jour du départ, alors que j’avais appelé ledit prestataire la veille et l’avant-veille, il ne répond pas aux emails, pour m’assurer que les prestations payées seraient là, recevant du groupe Belmond des informations contradictoires… et ce que je craignais advint et c’est là que débuta l’humanité de cette expérience. Une Jeune fille tirée à quatre épingles est venue me chercher à l’hôtel et m’annonce un voyage groupé, là où j’avais payé un voyage privatif. Et cette jeune fille sur un mode défensif m’explique que c’est surement parce que je n’avais pas payé le voyage et me propose de prendre un taxi à mes frais. Puis elle m’informe que le prestataire n’a pas payé le service. Bref… in fine c’est le client, à savoir moi, qui fut perdu dans la non communication faite entre entité. Car en somme voici une belle illustration de ce qui est appelé le « Syndrome de Vasa« , dans une organisation, personne n’est légalement responsable, personne ne décide de rien, le résultat est un naufrage pour le Wasa, ou un client qui est laissé seul face à tout c’est à dire rien.

Puis ladite Jf nous a guidé façon tour operator dans Venise et jusque sur le quai de la gare, brandissant en l’air son panneau, affichant ainsi au yeux du reste du monde que nous étions « le groupe Orient-Express », parmi les groupes d’autres touristes.

Puis arrivé sur le quai, on me montre la personne responsable, nous discutons, elle me présente ses excuses, et encore une fois n’entend rien à la demande, après m’avoir demandé des preuves par mails de mes dires, ce que je fis. Une écoute circonstancielle et non sur le fond.

Une fois embarqué cela continua pour le meilleur et le pire. Le train est une enveloppe sublime, Les marqueteries des cabines, les verres polis de la salle Lalique du restaurant, sont époustouflants, l’argenterie est rutilante. Le matériel, pour ne pas dire le matérialisme, est à la hauteur. Chaque voiture a un stewart, la voiture F, avait Davide, impeccable, il fut la réussite de ce train. L’autre élément qui est assez exceptionnel c’est la qualité des mets, et l’originalité du chef qui est remarquable, avec une carte des vins de très bonne qualité. En somme l’enveloppe est là.

C’est par tout le reste que la déception est née. Tout d’abord un homme dans une posture relativement hautaine, menton relevé, regardant de haut les clients est passé avec une jaquette, en apparence qui peut faire impression, mais qui n’était pas propre, et au gris passé, comme ces jeans, qui deviennent délavé à force de… il est appelé le maitre d’hôtel et détermine en fonction du taux de remplissage du train et les capacités d’accueil des voitures restaurant où l’on déjeune et dine.

Puis me promenant dans les couloirs, pour aller à la boutique, les personnes en cuisine ne semblent pas se rendre compte à quel point elles sont exposées en dehors de leur service. Ainsi ce n’était que blagues grivoises, avec telle cheffe voulant faire du bouche à bouche à untel et telle autre ne voulant surtout pas toucher ou faire du bouche à bouche à un autre… Bref, commentant les clients du train… Mais peut-être que le personnel n’a pas l’habitude que l’on parle la même langue. Puis au moment du service les serveurs ne connaissent pas les produits que l’on a dans l’assiette ni comment les déguster. On nous servait alors un plat, avec du Caviar de Truffe, et habitué de la maison Petrossian, je demandais au serveur ce qu’il en était, il n’a pas su me répondre, de même si je devais changer de couvert, il ne savait pas. Il est allé demander à son « supérieur », et il est revenu avec un « c’est la truffe, vous n’avez pas besoin, mangez la comme cela. ». Au bar, cela n’était pas mieux, le service était aléatoire et peu précis, les tables avaient des petits-fours, et alors que des personnes rencontrées dans le train se joignaient à moi, et commandaient la même chose, n’avaient rien. Les assiettes, sont de belles factures et élégantes, mais si la surface est belle, alors que je voulais voir qui était le porcelainier qui les produisait, elles étaient sales derrière, mal lavées. Le thé proposé n’était pas non plus d’une grande qualité, il était bio certes mais pas de qualité. En sachet et non en vrac… (cf réponse en commentaire) et il n’y avait que des parfumés basiques que l’on trouve en grande surface. Aucun thé fumé, ou des thés pour l’après-midi, rien… De même la communication au sein même du groupe Belmond n’est pas leur fort. Ou est-ce la clause des tarifs qui varient ? Par emails j’échangeais sur certains produits présents en cabine, qu’une offre commerciale reçue par email avant le départ proposait. Les tarifs annoncés par la commerciale n’étaient pas du tout ceux pratiqués en boutique avec 5 euros d’écart par exemple sur le Stewart teddy-Bear, annoncé à 42 euros, par email et vendu à 47 euros en boutique… Enfin le sumum de la non-écoute fut alors que le train avait un retard conséquent, je demandais si l’on pouvait avoir un papier pour justifier du retard, ayant ensuite un Eurostar à prendre et devant faire une conférence à Cambridge. Quelque temps après « suite à la plainte que j’avais formulée concernant le retard du train, le vin m’était offert par le responsable de la restauration. » Je l’ai poliment remercié mais in fine, je n’avais pas formulé une plainte, je n’avais pas de papier pour mon Eurostar. L’ensemble de la table avec qui je dînais, des personnes rencontrées dans le train, n’ont pas compris. On a remercié en choeur le geste, mais cela ne changeait rien. Et on en revient au fond du problème, personne n’écoute ce que le client dit ( « Syndrome de Vasa« )

Que tirer de cette expérience ? Et bien que de nos jours il faut savoir se contenter des belles enveloppes, et que peut-être il est vrai, comme le disait un ami, le baron de C., « nous sommes des dinosaures à l’éducation tant esthétique que gustative disparue. » Ce voyage fut le constat de cette disparition. En revanche il y a une chose positive à laquelle je ne m’attendais pas, et qui m’a permis de savourer quelque chose dans ce train, qui fut un jour une légende des voyages et qui est devenu une belle machine: la qualité des rencontres que l’on y fait. J’y ai rencontré le temps d’une soirée dans mon smoking aux boutons en émeraude, je le précise car le « jeu » façon Agatha Christie a été de les voler, et de trouver le voleur, car les grands enfants que nous sommes redevenus le temps d’un soir, avaient aussi besoin de cette légèreté là… Car en somme il ne faut jamais l’oublier, mais n’est-ce pas là ce que le groupe Belmond semble avoir fait, l’humain est la pire mais aussi la plus merveilleuse des rencontres.

Ainsi l’Orient-Express, m’a confirmé que j’appartenais à une espèce disparue, par trop esthète, face à un mercantilisme présent, et m’a montré le processus qui conduit des mythes à l’humanité Le Luxe n’est plus une expérience, il n’est qu’objet… errare humanum est, persavare diabolique est… semble être devenu Business humanum est !

Les Règles pour éviter tout cela : (Si c’est Possible?)

Ne jamais perdre de vue le client, et entendre sa demande, avant de chercher à appliquer ses propres standards.

Ne pas oublier les règles les plus basiques quant à la propreté.

S’assurer de la cohérence entre les prestataires et la société mère, mais aussi de la cohérence en interne, sinon cela donnera au client le sentiment de s’être fait avoir « in nomine Capitalismus » et risquerait de mettre à jour des problématiques quant à l’image véhiculée.

Toujours se souvenir que la forme est au service du fond, sinon on devient un parc d’attraction pour nouveaux riches !

PS : Cher Lecteur, merci de me préciser si vous percevez des erreurs orthographiques…

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Et si dans les détails il y avait aussi le plaisir ?

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Et si dans les détails il y avait aussi le plaisir ?

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Et si dans les détails il y avait aussi le plaisir ?

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Très souvent on est prompt à se plaindre, on l’est bien moins à complimenter. Cela tient surement de ce que l’on part du principe que l’on paie pour un service qui va de soi. Mais alors si les expériences étaient si simples cela serait partout le cas. Je vais détailler ici deux expériences positives dans deux pays différents , pour montrer qu’au delà de la question culturelle il y a dans les métiers de services des constantes qui font une expérience réussie.

Je prendrai donc l’exemple du Méridien Vienna, du groupe Starwood, et de la Ca’Pisani à Venise. Deux hôtels à l’esprit très différents, deux hôtels aux catégories différentes mais dont l’esprit est le même : l’accueil du client !

Dès l’arrivée dans les deux espaces on se sent accueillis. Dans le grand Lobby du Méridien, où les langues se croisent dans une Babel contemporaine, on est accueilli. Je peux d’autant plus le signaler que j’ai fait quelque chose que je déteste : arriver en avance (dû à la nécessité temporelle du départ de l’horrible BelleVue Hôtel). Et bien cela n’a pas semblé déranger le Méridien. Peut-être était-ce le cas, mais les personnes de la réception ne l’ont pas laissé percevoir. À Venise nous sommes arrivés à l’heure dite, et pourtant j’ai eu le sentiment que l’on aurait pu tomber ici comme un cheveu sur la soupe, ils en auraient fait un lit douillet et agréable.

L’espace contribue aussi à cette atmosphère. Dans les deux cas, la décoration est choisie et agréable. La Ca’Pisani a un parti pris définitivement entre les années 1930 et 1950 , mais marie à merveille ce style que je connaissais peu, pour en faire un espace vivant et agréable. Au Méridien, la déco est contemporaine, mais pas froide, et les chambres sont cosy à souhait. La méridienne aux pieds est un plus absolu… Je ne sais si c’est pensé en rapport au signifié de l’hôtel mais moi qui aime voir des métadonnées je ne peux que plussoyer !

Enfin le personnel est sans chichi ni obséquiosité. Il est au service du client, il est là pour son bien-être et cela se sent. Dans ces deux maisons, même si l’on sait que l’on est des clients, on a pas le sentiment d’être des personnes qui ne comptent qu’en fonction de la couleur de nos CB. C’est assez rare pour être souligné dans un monde de plus en plus capitalistique et concurrentiel, cela serait une raison de perdre de vue que derrière le client il y a de l’humain. Or c’est l’écueil qu’évite le Méridien et la Ca’Pisani. On s’y sent pleinement accueillis avec nos manies ou nos habitudes, sans être heurtés par ce petit quelques choses qui viendrait gripper la relation à l’autre. Car in fine c’est de cela dont il est question. Que l’on passe une nuit au Méridien ou plus comme à la Ca’Pisani, le personnel, y compris de chambre, y a le souci de la relation avec le client, il n’en a ni peur, ni il ne s’en méfie. Ils l’accueillent avec la simplicité qui convient à l’élégance et au raffinement. Ici il n’y a rien qui dépasse, rien de Taki, aucun Baroque qui pourrait plaire à des nouveaux riches au narcissicme bien faible. Rien que de solide certitudes d’un service bien fait, ancré dans un désir de toujours mieux faire… En somme « Là tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe Calme et Volupté »… (Ch. Baudelaire…) N’est ce pas là l’invitation au Voyage ?

Règle :

Accueillir le client, sans chichi ni obséquiosité, toujours s’adapter à son client… Et se souvenir qu’il y a derrière chacun un être humain. Il m’est venu cette phrase en anglais :  » If you can’t figure out who your client is, imagine who it could be !  » (ce qui se traduit tant bien que mal par : si vous ne pouvez savoir qui est votre client, imaginez qui il pourrait être!)

PS : comme à votre habitude si vous notez des erreurs orthographiques, je vous invite à les communiquer.

Et si l’art du voyageur était celui de se décentrer ?

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Voyager, je parle de voyage où l’on prend le temps de s’attarder de découvrir, ces moments où l’on se souvient qu’il est aussi urgent d’attendre, que de flâner. Voyager donc implique à mon sens bien des changements, pour ne pas écrire des bouleversements pour celui qui voyage.

Communément l’adage à dire, concernant les voyages, quand on est perdu dans les usages et convenances locales, est  » à Rome faire comme les romains ». Le fait est que cette règle implique une double dynamique. La première est de savoir et de comprendre ce qui est dissonant par rapport à nos habitudes. Où se cache l’inquiétante étrangeté du sujet voyageant, et où est la fixation rigide sur des principes n’ayant pas de sens, d’une part. Puis d’autre part de prendre le temps d’observer les autochtones en se souvenant de notre statut d’allochtone.

La rencontre et l’observation peuvent alors se faire, me semble-t-il sur trois niveaux plus ou moins conscientisés. Le niveau culturel ou sociétal, le niveau sociologique, et le niveau de l’intime, y compris de l’intime de la langue, quand bien même on parlerait relativement correctement la langue du pays. Il me parait important de noter que les éléments de ce paragraphes ne sont en rien en opposition avec ceux du précédent. Bien au contraire. Ils se complètent.

Car en somme voyager c’est mettre en mouvement l’ensemble de nos grilles de lecture du monde. C’est accepter que les modes de vie diffèrent d’une société à un autre. L’Autriche, tout du moins Vienne, sa capitale, est un univers à part pour le français que je suis, où l’on semble vivre différemment dans ce qui est l’Europe centrale de ce qui est l’Europe du Sud ou celle de l’Ouest. Ainsi on présente les autrichiens comme des personnes extrêmement polies. Le fait est, à mon sens, qu’ils sont très formalistes, peut-être plus que leur cousins germains, et plus débonnaires, mais ils s’en tiennent à la règle comme espace de vie. Il ne semble pas y avoir la dimension vivante derrière. L’étiquette, rien que l’étiquette mais toute l’étiquette, semble être leur moto. Peut-être si on est un peu éliassien est-ce là un héritage de la cour des Habsbourg, dont l’étiquette aux origines espagnoles était parfois vécue comme un carcan, à commencer par la célèbre Impératrice Sissi. Ainsi une première grille de lecture est culturelle.

Puis vient la grille sociologique. À l’étranger ce qui constitue nos modes non conscients de lecture des positions sociales, des locuteurs comme des habitus, ou exis corporelle, disparaît. Ici elle est autre, en dehors des codes d’une société cosmopolite mais que l’on croise peu car cette élite se laisse peu apercevoir. C’est donc aussi à cela qu’invitent les voyages à se demander quelles lectures nous faisons de nos trajectoires sociales, car c’est en somme ce à quoi renvoie celle de la question de la position de l’autre.

Enfin la dernière est plus intime, plus proche de chacun, de son vécu et de son quotidien. Pour certains accros aux smartphones, décrocher est en soi une expérience trépidante, pour d’autres cela sera la rencontre avec l’autre, pour d’autres encore cela sera simplement le fait de flâner, de ne rien faire. Je fais partie de ces derniers. Ainsi voyager, c’est m’obliger à accepter de ne pas savoir où je suis, de ne pas connaître les lieux, et c’est retravailler sans cesse ce sentiment d’inquiétante étrangeté que les espaces comme certaines personnes sont parfois porteuses.

Il s’agit alors de faire un pas de côté, de laisser l’autre avant soi et ainsi d’observer les beautés, même étranges, du monde, à l’allure où cela doit se passer. L’invitation au voyage est alors une invitation à se décentrer pour mieux accueillir…. ce qui adviendra. Cela évitera très souvent de se perdre soi-même.

Rappel de la règle en Voyages:

Quand on est perdu à l’étranger, on se souvient que nos savoirs ne sont pas ontologiquement universels. On observe alors la vie des autochtones et à « Rome on fait comme les romains »…

PS : Comme toujours chers lecteurs, je vous invite à me signaler toute erreur orthographique qui se serait malencontreusement glissée dans ces pages. Et si la rage vous monte au nez, je vous invite à méditer la différence entre une faute et une erreur.

Le Diable se cache dans les détails…

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Je ne saurais dire si comme un célèbre livre adapté au cinéma l’affirme, le diable s’habille en Prada, mais je peux affirmer qu’il se cache dans les détails.

Voyageant en Europe centrale, j’ai découvert un groupe hôtelier au nom pourtant prometteur, le Mozart Hotel Group. Je précise justement que ce groupe n’est pas référencé dans le LV CG dont je parlais dans l’article précédent, mais sur Voyages Privés… Alors attention si vous utilisez ces services là… Heureusement je pars demain pour un autre hôtel d’un autre groupe qui figure dans le guide lui. Dès lors à Prague, ce qui caractérise l’hôtel dans lequel j’étais descendu c’est son architecture socialiste réaliste. Il a été dessiné par le même architecte que celui qui réalisa l’université de Moscou à sa grande époque. Le Hall y est grandiose, les fresques sublimes. C’est un bijou architectural et un élément du patrimoine historique européen à conserver. Les chambres y sont spacieuses. Sur le plan architectural le seul bémol est que certaines parties, en particulier concernant des mosaïques, sont fermées, même sur demande.

Puis je suis descendu à l’Hôtel Bellevue de Vienne d’où j’écris ces lignes qui appartient au même groupe. Dès lors je dois dire qu’ici comme là-bas les volumes sont impressionnant, les chambres relativement confortables. Je ne connais pas les critères du 4* en Autriche, mais à regarder ceux de la France, il s’agit d’un 3* luxe plutôt. Pourquoi cette différence ? C’est là où le diable se cache.

À Prague, la chambre avait un dégât des eaux et un mini bar moisi. J’avoue avoir pris cela, peut-être avec le recul était-ce une forme de condescendance de ma part, tout du moins une défense, donc j’ai pris cela comme étant le normal ou le versant du réalisme socialiste. De même avec l’absence total de service présent dans l’hôtel.

Je pense que ce qui caractérise le recrutement RH du groupe c’est la gentillesse des personnes qui y travaillent. Car en dehors de cela il n’y a aucune attention au grooming. À Prague la moitié des personnes avaient des pellicules, sur un uniforme noir, cela ne met pas en confiance… Puis je leur ai demandé d’envoyer un email à Vienne, pour prévenir de quand j’arrivais, par courtoisie en somme. J’ai vu la panique de la personne à la réception, qui m’a demandé par trois pourquoi faire ? Qu’ils étaient professionnels et avaient l’habitude des groupes. Donc ce n’est pas une personne qui allait les déranger… etc.

Quant à l’hôtel de Vienne. J’ai noté le même défaut de grooming ici, avec en plus dans la salle du restaurant des taches sur la moquette, des morceaux de scotch sur les murs… En chambre le plafond craquelle, les murs de la salle de bain ont aussi des lambeaux de scotch et la banquette de la chambre est maculée de tâches divers. Bon passe encore. Les hôtels n’ont pas les moyens d’entretenir parfaitement des chambres d’un tel volume. Puis se sont des hôtels fonctionnels qui correspondent surement à des groupes avides de consommer de la ville, et non en villégiature, ou qui prennent le temps de voyager.

Car c’est bien de voyage dont il est question. Une scène que j’ai vécu dans les deux hôtel qui semble plus montrer la culture du groupe que celle des pays où ils se trouvent. Les petits déjeuners qui y sont copieux et assez divers, ne sont pas servis, car se sont des buffets ce qui le matin a quelque chose, pour ma part de familier que je trouve agréable. Mais dans les deux cas, le manager de la restauration pour Prague et celle des ventes ou du commercial pour pour Vienne sont venus y petit-déjeuner. Ce qui fut étonnant c’est qu’ils se sont fait servir sans vergogne au milieu des autres clients qui ont noté la différence. Et c’est là tout le souci de la philosophie du groupe. La hiérarchie ne semble pas donner l’exemple à des équipes motivées et très gentilles. Dans un buffet on se sert soi-même et si on est avec un VIP comme à Prague, vu l’ensemble des précautions prises au su et au vu de tous, on le sert. Mais on ne se fait pas servir, comme les dames du commercial de Vienne qui ont commandé du café, du thé et des petits déjeuners aux équipes présentes, qui affairées avec leur boss, n’avaient plus la possibilité d’exécuter leurs fonctions. Je pourrais continuer ainsi par le menu tout ce qui ne va pas. Mais il ne me semble pas nécessaire de continuer.

En contexte de métier de service voici quelques règles :

Le client est toujours premier avant sa hiérarchie. La hiérarchie doit être exemplaire, a fortiori quand il y a de telle variation dans la tenue vestimentaire (grooming) entre les cadres et les employés.

Si vous avez toujours le soucis du client, et du détail, alors vos symphonies seront angéliques !

La Règle de l’article en matière de préséance :

En contexte Professionnel : Clients > Supérieur hiérarchique (Femme/Homme) > Subordonnés (Femme/Homme)

La suite au prochain épisode…

PS : Bien sur comme à votre habitude si vous percevez des erreurs autographiques, je vous invite à les signaler. Si vous souhaitez prendre une plume rageuse, alors je vous invite à méditer la différence entre une erreur et un faute.

Ne demandant rien, et n’étant pas sponsorisé, un droit de réponse a été proposé.

L’Art du Voyage…

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Je vous propose fidèles lecteurs d’inaugurer un cycle relativement court, mais je l’espère enrichissant. Il se déclinera autour de l’art des voyages. J’effectue en ce moment même un voyage qui m’a mené de Paris à Prague, puis à travers la Bohême, à Vienne d’où j’écris ces premières lignes, pour aller ensuite à Venise et terminer en Orient-Express… Je ne vais pas tenir un blog sur les voyages comme destination, mais je vais prendre le point de vue des usages et convenances observé ici. Si de nos jours on voyage peu, mais l’on se déplace beaucoup, pour qui prend le temps d’aller lentement, et d ‘observer, le monde est plein d’inspiration. Il y a tout autant ceux qui voyagent que ceux qui reçoivent. Je tenterai donc dans ce cycle à venir de suivre ces deux pistes.

On note souvent les défaut mais il me semble aussi intéressant de parler de ce qui va bien. Pour être tout à fait honnête avec vous, je voyage accompagné des Louis Vuitton City Guide, de divers éditions. L’art du Voyage selon Louis Vuitton, avec même des conseils efficaces pour bien faire sa valise. Je peux d’autant plus facilement être honnête que je ne suis en rien sponsorisé par la maison LV. Ces guides sont remarquables car, contrairement à certains préjugés, ils offrent des adresses pour toutes les bourses, mais qui ont toutes un point commun, la qualité. Qualité des mets et des lieux, plaisir du partage. Leur seul défaut, c’est la mise à jours de leurs informations, en éditant tous les deux ans des guides il y a des différences. Mais enfin je ne manquerai pas de le leur indiquer, dans un esprit de partage. Pour le reste, ce sont vraiment d’excellents modes de voyage. Leurs ballades sont toujours agréables, leurs petites tables à bas prix, excellentes, les grandes sans chichi inutile avec juste ce qu’il faut de luxe. Des qualités assez rares en un livre. Enfin et ce n’est pas rien pour moi, il y a toujours, y compris à Prague, des espaces de création contemporaine qui valent que l’on sorte des sentiers battus.

Le premier article à venir sera sur le concept même de service dans ce que j’observe sur l’hôtellerie… J’y suis plus habitué pour des déplacements d’affaire que des voyages personnels. Dès lors je découvre. C’est cette découverte que je me propose de vous faire partager.

Bonne lecture à tous… et Bon Voyage!

PS: à votre habitude cher lecteurs si vous notez des erreurs orthographiques, je vous invite à les signaler mais avant de saisir une plume enragée, n’oubliez pas de méditer la différence entre l’erreur et la faute…

scusé m’ssieur-dame… ou comment parle un joueur de foot

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Une fois n’est pas coutume, deux non plus, c’est l’univers du foot et ses sémillants joueurs qui inspire cet article.

En ces temps si apaisés et sereins, où les taxis sont devenus polis et courtois et où tout un chacun respecte les codes du savoir-vivre, mon oreille a heurté une formulation malheureuse faite sur les chaines de télévision par un joueur de foot.

Je pourrais continuer avec ce style ampoulé et ô combien ironique encore longtemps, mais cela n’est ni amusant ni respectueux. Alors que les médias se répandent sur le sort d’un gars qui court en short satiné après un ballon, sans avoir aucune des responsabilités d’un patron du CAC 40, mais en en ayant les rétributions, deux éléments me choquent.

Le premier concerne les primes de 160 000 euros que le PSG attribue à ses joueurs s’ils se sont bien comportés. Enfin bien comportés, qu’écris-je ? S’ils n’ont pas fait de vagues… Il faut bien dire que l’image des joueurs de foot est loin d’être exemplaire, alors que ce qui justifie soit-disant les revenus stratosphériques de ces personnes est censé être la même image.

L’autre élément qui a directement inspiré cet article est la formulation même des excuses de Serge Aurier. En français le verbe « excuser » est réfléchi quand il s’adresse à quelqu’un. Dès lors on ne doit pas dire « Je m’excuse » mais « Je vous prie de m’excuser ».

Pourquoi ? Parce que Je m’excuse revient à s’excuser soit-même et à nier, voire mépriser l’autre qui doit être celui qui décide, ou pas, d’excuser le pénitent. Ainsi Monsieur Aurier, en vous excusant vous-même, vous continuez à exprimer votre mépris et votre rage, en termes certes plus châtiés mais non moins explicites que les insultes proférées. Concernant les insultes je pourrais vous proposer un article de fond, d’autant qu’aucun joueur de foot ne lisant ces pages, je ne craindrais pas de leurs provoquer des entorses cérébrales, qui risqueraient non de les rendre intelligents mais peut-être plus respectueux… enfin cela est une autre histoire tout aussi utopiste que les premiers paragraphes de cet article.

On récapitule pour faire simple, au cas où un joueur de foot passerait par ici :

On ne dit pas : « Je m’excuse » mais « Je vous prie de m’excuser » ou « je vous présente mes excuses »

On ne dit pas non plus, M’sieur-Dame, mais Monsieur ou/et Madame…

On ne dit pas d’insulte, et l’on apprend à lire et à parler…

Si chers lecteurs, vous en êtes arrivés jusque là et que vous avez perçu des erreurs d’orthographe, je vous invite à me les signaler, non par goût de l’arbitraire, mais par respect pour la subjectivité de chacun !

Meilleurs Voeux

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Chers Lecteurs, Chères Lectrices,

Je vous prie de m’excuser de vous écrire aussi tard, mais je tenais à vous souhaiter une douce et heureuse année 2016 !

Si ces voeux sont tardifs, ils n’en sont pas moins recevables pendant encore quelques jours, en effet, on a jusqu’au 31 janvier pour présenter ses voeux.

Enfin vous êtes plusieurs milliers par ans à consulter ce site, près de 30 000 lecteurs de 172 pays différents… Merci beaucoup !